Archive for May, 2008

Nouveau départ

Wednesday, May 7th, 2008

Cela fait maintenant 8 jours que je me suis fait mal au genou. Il a dégonflé depuis un bon moment déjà grâce aux anti inflammatoires, et je monte et descends les escaliers sans problème. Ce matin je suis allé à vélo faire un petit tour dans Biarritz, et cela s’est plutôt bien passé. Il faut juste que je ne force pas trop, et tout va bien. Donc demain matin je prends le train pour rejoindre Nico et Laurent vers Ponferrada. Cela fera encore une journée de repos supplémentaire pour mon genou.

Devant la plage de San Sebastian

Pendant ma période de repos, Pierre Yves s’est bien occupé de moi. Nous avons fait un tour à San Sebastian… en passant devant le camping où je me suis fait mal ! Souvenirs, souvenirs… La vue depuis le mont Jaizkibel est vraiment superbe. Il domine tout la zone frontalière de la côte. Nous voyions d’ailleurs quasiment jusqu’au cap breton tellement la visibilité était bonne !

Puis il m’a emmené dîner dans une cidrerie dans les environs de Hernani. C’était bien sympathique. Le principe est simple. On a un verre, un couteau, un fourchette et une baguette. Pour manger, tout le monde pioche dans le plat qui est apporté. Le menu est unique, et le plat principal est constitué d’une (ou plus) belle côte de boeuf. Pour boire, il faut aller se servir dans une autre salle, où se trouvent les foudres de cidres. Ils peuvent atteindre 15500 L !

Dans la cidrerie / Je vais chercher à boire

C’est typique du pays basque. Je ne connaissais pas du tout, et suis très content que Pierre Yves m’ait fait découvrir ça. Tout ça m’a bien remonté le moral.

Pendant que Nico et Laurent pédalaient, j’en ai aussi profité pour mettre à jour les comptes, et faire un peu d’administratif. Ça nous économisera du temps pour les prochaines fois où nous irons au cyber cafe. Egalement, comme vous avez du le constater sur la page où nous indiquons nos étapes, je les ai mises à jour au fur et à mesure cette semaine. En effet, Nico et Laurent m’envoyaient un SMS avec les infos nécessaires. Nous allons tenter de poursuivre ce système avec une quatrième personne pour que vous puissiez avoir des infos quotidiennement, et non pas attendre que nous nous arrêtions dans un cyber café.

Je n’ai pas été malheureux pendant cette semaine de convalescence, mais je suis très content de pouvoir enfin poursuivre, et remonter sur mon vélo ! Il devait commencer à s’ennuyer le pauvre !

Encore un immense merci à Pierre Yves (un oncle pour ceux qui auraient oublié) qui s’est occupé de moi pendant cette semaine. C’est aussi lui qui me conduira demain matin prendre le train à Irun.

Les ennuis commencent

Friday, May 2nd, 2008

Si vous êtes assidus à notre page sur laquelle nous mettons à jour notre itinéraire, nulle doute que vous vous êtes demandé ce qu’étaient ces deux jours de repos forcé.

Mardi soir, nous nous sommes arrêtés au camping Jaizkibel, à Fuenterrabia.

La photo est prise depuis l’emplacement que nous occupions. Entre nous et les robinets d’eau se trouve la haie où sont appuyés les vélos. Avec Nico nous avons sauté plusieurs fois cet obstacle jusqu’à ce que soudain, sur l’impulsion j’ai senti une douleur dans mon genou gauche. Je sens que quelque chose ne va pas. Ce n’est pas une douleur habituelle. Laurent et Nico font la technique de l’autruche et disent que ça va vite passer. Je n’en suis pas si sûr.

Le lendemain matin, mon genou est un peu enflé, et plier mon genou me fait très mal. Je ne peux pas faire de vélo, et la marche m’est difficile. Je suis bloqué au camping ! La situation devient inquiétante.

Heureusement que nous avions tous prévu une assurance. J’appelle la mienne, qui m’envoie un taxi pour m’emmener à l’hôpital Bidasoa, non loin de là. On m’y fait rapidement des radios pour détecter une possible fracture (assez stupide compte tenu de la façon dont je me suis fait mal, et du fait que je puisse marcher). Puis j’attends longuement ma consultation avec un médecin généraliste. Résultat : je n’ai pas de fracture, je n’ai semble-t-il rien aux ligaments, mais j’ai un épanchement (d’où l’enflement). Ce dernier empêche de faire des examens complémentaires pour faire un diagnostic précis. Je devrai revenir dans 2 ou 3 jours voir un traumatologue. Pour le moment, je suis sous anti-inflammatoires, et je dois mettre de la glace sur le genou.

Suite à ce bilan médical, mon assurance me recommande le rapatriement pour réaliser cet examen approfondi, et ne m’enverra donc pas de taxi pour faire cette consultation en Espagne, près de là où je suis. Soit je me débrouille, soit on me ramène à Chambéry ! J’ai le moral qui plonge.

Heureusement Pierre Yves est disposé à venir me chercher pour me faire faire l’examen en France à Anglet. Jeudi soir je suis donc de retour à l’étape précédente. Laurent et Nico continueront leur chemin le lendemain, vendredi. Je les rattraperai le plus vite possible, en fonction du diagnostic.

J’ai de la chance, compte tenu de ma situation, j’obtiens un rendez-vous dès le vendredi matin. Encore une fois Pierre Yves m’y emmène. J’ai une lésion au ménisque extérieur. Il faudrait faire une IRM, mais les délais sont de l’ordre d’un mois ! Je mets l’orthopédiste au courant de la situation. Il y a peu de chances que j’aie quoi que ce soit de plus que cette petite fissure. On continue donc avec la glace et les anti-inflammatoires pendant 8 jours, avec du repos, et je pourrai repartir. Je suis partagé entre le soulagement et l’agacement. D’un côté ce ne sont que 8 jours, ça aurait pu être plus grave, surtout s’agissant d’un problème de genou, mais d’un autre côté, ce sont 8 jours que je perds. 800 kilomètres environ que je parcourrai pas. J’ai presque je sentiment de tricher (ces 800km, je les ferai en train), ou en tous cas d’échouer. C’est comme si je n’avais pas été à la hauteur. J’espère que je pourrai partir avant ces 8 jours. Ils me semblent déjà interminables.

Dans mon malheur, j’ai tout de même de la chance : et si cela m’était arrivé en plein désert au Maroc ?

Quoi qu’il en soit, je ne remercierai jamais assez Pierre Yves, qui s’occupe vraiment très bien de moi, et accepte de me garder en convalescence.

Une grosse journée

Friday, May 2nd, 2008

Ce mardi, au départ de Bayonne, Laurent à déjà sa roue voilée. Nous nous dirigeons donc dès notre départ vers le Décathlon d’Anglet pour faire réparer cette roue. Il est proposé à Laurent un délai de 24h. C’est hors de question. Ayant repéré une boutique de cycles sur le chemin (Vélo Culture), il s’y dirige seul, pendant que Nico s’équipe de lunettes de soleil (il en a marre des polens qui volent partout ainsi que des insectes), et que je change mes chaussures qui avaient rendu l’âme.

Laurent revient avec une promesse de réparation avant 17h… Un peu avant 16h, on nous prévient que le travail est terminé. Laurent nous guide vers le magasin, et nous arrivons quelques minutes plus tard à… une autre boutique de vélos ! Bravo Laurent ! Il ne sait plus où se trouve l’autre magasin. En demandant, nous finissons par retrouver notre chemin.

16h30, nous quittons enfin Bayonne. A peine roulons nous depuis 5 min que déjà nous nous rendons compte que la roue de Laurent est encore voilée ! Tant pis, nous continuons, et arrangerons ça plus tard. Mais à la sortie de Bayonne, Laurent n’y tient plus, et nous nous arrêtons pour regarder tout ça de plus près. Le pneu semble en fait responsable de cette impression de voilage, car en effet la roue en elle même semble tourner rond. Peu après nous achetons un pneu neuf.

Nous souhaitons tout de même passer la frontière, et roulons jusqu’à presque 20h pour arriver au camping de Fuenterrabia. Une belle journée de vélo : 17h - 20h.

Le soir, Laurent bidouille malgré tout sa roue avec se clé un rayon, et se retrouve avec un rayon qui lui reste dans la main !

Le lendemain il prend le bus pour Irun et y fait réparer encore une fois sa roue. Ensuite il change son pneu. L’avenir nous dira si c’en est fini avec le voilage de cette roue arrière. En tous cas, c’est décidé, si ça recommence, il change sa roue !

Une bien belle journée, bien passionnante, n’est-ce pas ?