Archive for the ‘Etapes et voyage’ Category

THE SHOW MUST GO ON

Thursday, May 22nd, 2008

chers lecteurs,
pardon par avance de la simplicité de ce billet et surtout et manque d’illustrations ; le temps venant à manquer et les cybercafés se faisant parfois rares, nous écrivons pour vous ce soir depuis le téléphone mobile de laurent…
Nous en étions restés au retour de Louis il y a une dizaine de jours ; depuis de l’eau a coulé sous les ponts (beaucoup pour la saison) mais nombre d’étapes n’ayant été que de longues nationales sans grand intérêt nous ne nous attarderons que sur trois points de passage majeurs :

Saint jacques de compostelle ; la ville est très piétonne avec de nombreuses petites ruelles pavées. L’ambiance créée par la présence de pèlerins du monde entier invite à l’échange et au voyage, mais en même temps c’est très touristique et le meilleur côtoie parfois le pire. Nous avons assisté à la messe de j’eucharistie !

Porto : on nous avait dit la ville animée, au sens de pressée et travailleuse, et sans un charme immense ; une fois j’approche autoroutiere manoeuvrée, nous avons découvert un centre ville fort agréable, et pu admirer une vue sur la ville (depuis un pont traversant le fleuve) qui restera comme une des plus belles visions de ce voyage ! Je serai si subjugué que dans un moment d’inattention sur ce pont je casserai ma roue arrière dans les rails du tram.

Lisbonne : on la croyait rayonnante par son histoire, elle ne l’était pas par son soleil. S’y déplacer à vélo est un défi permanent, plus encore à cause du réseau routier que des côtes. Il faudrait avoir le temps et et beau temps. Nous avons modérément apprécié la partie émergée et sommes partis en bateau pour traverser l’embouchure du Rio Tejo.

Nous vous laissons ici en attendant plus de photos !

Deux hommes, trois routes et un désert

Tuesday, May 13th, 2008

Nous vous avions quittés à Bayonne, dans la piscine et sous la pluie… Mais des informations ont filtré depuis et vous savez qu´après une journée pourrie, la blessure de Louis nous obligeait à deux jours de repos forcé au camping de Fuenterrabia, juste de l´autre coté de la frontière. Quand Pierre-Yves venait récupérer Louis en X5, nous nous retrouvions alors seuls Laurent et moi, pour affronter l´Espagne sans notre maitre linguistique. Départ le 2 mai, donc, avec pour objectif de “longer la côte” pour se rapprocher le plus possible de Bilbao. La carte ne nous laisse pas d’autres alternatives que d’emprunter la N1, et bien vite l’exaltations succitée par les paysages entrevus la veille laisse place à la dure réalité : l’Espagne, c’est un réseau de nationales ressemblant en tout point à des autoroutes, mais à double sens. Pas très vélo friendly. Et s’il n’est pas rare de se retrouver d’un seul coup face à un tunnel ou un pont interdit au vélo… quand ce n’est pas sur l’autouroute proprement dite.

Nous atteignons malgré tout San Sebastián où nous déjeunons sur la superbe et touristique place à coté de la plage. Le quartier semble bien huppé…

Après encore quelaues bretelles autoroutières pour sortir de l’aglomération, la route devient plus agréable et nous nous arretons finalement camper à Deba. Le lendemain, nous tentons d’éviter ces nationales rouges en empruntant une route jaune sur la carte : échec. Surtouut que celle-ci monte (puerto de Trabakua 440m), droite et raide avec même un tunnel digne de celui sous l´Epine peu avant le col. Heureusement, un peu plus loin nous nous aventurons sur une petite route blanche qui se révèle magnifique et bien plus adaptée aux vélos. Même si après 15km, celle ci nous ramène de nouveau sur l’A625, une bonne autourte. Nous avons du mal à trouver un endroit où camper dans cette vallée, et finalement je finis par aller demander direcement chez l’habitant si nous pouvons monter notre tente dans le jardin. Nous seront très bien accueillis avec même des douches offertes. Cette journée est aussi celle des premières rencontres cyclistes, et notamment José, avec qui nous discutons juste avant de nous arrêter. C’est un cyclo pur et dur : il connaît toutes les routes ques nous avons empruntées, tous les cols, a fait le Paris-Brest plusieurs fois… Nous échangeons sur notre projet. José reviendra même nous voir en voiture après être rentré chez lui à vélo, pour continuer cette intéressante discussion et nous offrit le livre “El camino de Santiago en Bici”.

Le dimanche 4 mai est marqué par deux faits principaux : d’abord l’ascension du premier grand col espagnol, le puerto Orduña, avec 9km à 7.5% et des passages à 14%. Au cours de l’ascension, nous croisons et discutons encore avec plusieurs cyclos.

Le second qui va de paire, est l’arrvée sur le plateau central Espagnol que nous ne quitterons pas avant 5 jours, et que nous avons désormais surnommé le désert espagnol. La première partie du désert que nous parcourons pour notre 23ème jour n’est pas plate du tout. Une ascension nous mène au sommet d’un python rocheux sur lequel est construit un vieux château dominant toute la région.

Plus haut encore, nous débarquons sur un autre plateau, complètement désert d’habitations ou de végétation, et sur lequel nous ne rencontrerons pendant 50km que… des éoliennes. Mais par centaines.

Les deux jours suivants, nous sommes de nouveau sur la partie inférieure du plateau (850m tout de même), et le paysage totalement plat est exclusivement composé de champs de céréales. Nous empruntons la N201 dont les lignes droites de 10km se succèdent les unes aux autres.

Au passage nous rejoignons le chemin des pélerins qui part du Puy en Velais / St Jean Pied de Port. Jusqu’à Léon et même plus loin, la N201 longe le “Camino de Santago”. On trouve déjà ces 2 jours bien plus longs en vélo, quelle volonté pour parcourrir tout cela à pied !

200km plus loin, nous nous nous apprêtons enfin à sortir de ce désert, et à changer de route. Il ne nous reste plus que la montée vers la Cruz de Ferro á 1300m. Une formalité vite accomplie.

Le ciel fête ce changelement de région par une averse de grêle et nous filons nous rèfugier à Ponferrada dans une auberge Chrétienne ! Laurent est un peu hésitant sur la conduite à suivre (”les cloches sonnent; tu crois pas qu’il faut aller prier ??”) mais finalement l’auberge rassemble hétéroclitement toutes les personnes qui ont simplement décidé de se rendre à St Jacques (et se sont procurées un “Credential”) . Le soir, nous récupérons -enfin- Louis, après une semaine, qui a fait les 15h du train dans la journée.

Les ennuis commencent

Friday, May 2nd, 2008

Si vous êtes assidus à notre page sur laquelle nous mettons à jour notre itinéraire, nulle doute que vous vous êtes demandé ce qu’étaient ces deux jours de repos forcé.

Mardi soir, nous nous sommes arrêtés au camping Jaizkibel, à Fuenterrabia.

La photo est prise depuis l’emplacement que nous occupions. Entre nous et les robinets d’eau se trouve la haie où sont appuyés les vélos. Avec Nico nous avons sauté plusieurs fois cet obstacle jusqu’à ce que soudain, sur l’impulsion j’ai senti une douleur dans mon genou gauche. Je sens que quelque chose ne va pas. Ce n’est pas une douleur habituelle. Laurent et Nico font la technique de l’autruche et disent que ça va vite passer. Je n’en suis pas si sûr.

Le lendemain matin, mon genou est un peu enflé, et plier mon genou me fait très mal. Je ne peux pas faire de vélo, et la marche m’est difficile. Je suis bloqué au camping ! La situation devient inquiétante.

Heureusement que nous avions tous prévu une assurance. J’appelle la mienne, qui m’envoie un taxi pour m’emmener à l’hôpital Bidasoa, non loin de là. On m’y fait rapidement des radios pour détecter une possible fracture (assez stupide compte tenu de la façon dont je me suis fait mal, et du fait que je puisse marcher). Puis j’attends longuement ma consultation avec un médecin généraliste. Résultat : je n’ai pas de fracture, je n’ai semble-t-il rien aux ligaments, mais j’ai un épanchement (d’où l’enflement). Ce dernier empêche de faire des examens complémentaires pour faire un diagnostic précis. Je devrai revenir dans 2 ou 3 jours voir un traumatologue. Pour le moment, je suis sous anti-inflammatoires, et je dois mettre de la glace sur le genou.

Suite à ce bilan médical, mon assurance me recommande le rapatriement pour réaliser cet examen approfondi, et ne m’enverra donc pas de taxi pour faire cette consultation en Espagne, près de là où je suis. Soit je me débrouille, soit on me ramène à Chambéry ! J’ai le moral qui plonge.

Heureusement Pierre Yves est disposé à venir me chercher pour me faire faire l’examen en France à Anglet. Jeudi soir je suis donc de retour à l’étape précédente. Laurent et Nico continueront leur chemin le lendemain, vendredi. Je les rattraperai le plus vite possible, en fonction du diagnostic.

J’ai de la chance, compte tenu de ma situation, j’obtiens un rendez-vous dès le vendredi matin. Encore une fois Pierre Yves m’y emmène. J’ai une lésion au ménisque extérieur. Il faudrait faire une IRM, mais les délais sont de l’ordre d’un mois ! Je mets l’orthopédiste au courant de la situation. Il y a peu de chances que j’aie quoi que ce soit de plus que cette petite fissure. On continue donc avec la glace et les anti-inflammatoires pendant 8 jours, avec du repos, et je pourrai repartir. Je suis partagé entre le soulagement et l’agacement. D’un côté ce ne sont que 8 jours, ça aurait pu être plus grave, surtout s’agissant d’un problème de genou, mais d’un autre côté, ce sont 8 jours que je perds. 800 kilomètres environ que je parcourrai pas. J’ai presque je sentiment de tricher (ces 800km, je les ferai en train), ou en tous cas d’échouer. C’est comme si je n’avais pas été à la hauteur. J’espère que je pourrai partir avant ces 8 jours. Ils me semblent déjà interminables.

Dans mon malheur, j’ai tout de même de la chance : et si cela m’était arrivé en plein désert au Maroc ?

Quoi qu’il en soit, je ne remercierai jamais assez Pierre Yves, qui s’occupe vraiment très bien de moi, et accepte de me garder en convalescence.

Une grosse journée

Friday, May 2nd, 2008

Ce mardi, au départ de Bayonne, Laurent à déjà sa roue voilée. Nous nous dirigeons donc dès notre départ vers le Décathlon d’Anglet pour faire réparer cette roue. Il est proposé à Laurent un délai de 24h. C’est hors de question. Ayant repéré une boutique de cycles sur le chemin (Vélo Culture), il s’y dirige seul, pendant que Nico s’équipe de lunettes de soleil (il en a marre des polens qui volent partout ainsi que des insectes), et que je change mes chaussures qui avaient rendu l’âme.

Laurent revient avec une promesse de réparation avant 17h… Un peu avant 16h, on nous prévient que le travail est terminé. Laurent nous guide vers le magasin, et nous arrivons quelques minutes plus tard à… une autre boutique de vélos ! Bravo Laurent ! Il ne sait plus où se trouve l’autre magasin. En demandant, nous finissons par retrouver notre chemin.

16h30, nous quittons enfin Bayonne. A peine roulons nous depuis 5 min que déjà nous nous rendons compte que la roue de Laurent est encore voilée ! Tant pis, nous continuons, et arrangerons ça plus tard. Mais à la sortie de Bayonne, Laurent n’y tient plus, et nous nous arrêtons pour regarder tout ça de plus près. Le pneu semble en fait responsable de cette impression de voilage, car en effet la roue en elle même semble tourner rond. Peu après nous achetons un pneu neuf.

Nous souhaitons tout de même passer la frontière, et roulons jusqu’à presque 20h pour arriver au camping de Fuenterrabia. Une belle journée de vélo : 17h - 20h.

Le soir, Laurent bidouille malgré tout sa roue avec se clé un rayon, et se retrouve avec un rayon qui lui reste dans la main !

Le lendemain il prend le bus pour Irun et y fait réparer encore une fois sa roue. Ensuite il change son pneu. L’avenir nous dira si c’en est fini avec le voilage de cette roue arrière. En tous cas, c’est décidé, si ça recommence, il change sa roue !

Une bien belle journée, bien passionnante, n’est-ce pas ?