Itinéraire

May 28th, 2008 par Laurent

Louis vous a parlé hier de la carte que Max avait la gentillesse d’updater pour nous tous les soirs, la voici sur cette page pour ceux qui n’auraient pas vu le commentaire. N’hésitez pas à zoomer :)


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Bientôt Séville

May 27th, 2008 par Louis

Encore un billet assez bref, juste pour donner quelques nouvelles. Nous sommes cette fois-ci dans une bibliothèque municipale d’un village a une vingtaine de kilomètres avant Séville.

Avant tout, j’ai je regret de vous annoncer que tous ceux qui nous ont prédit du beau temps pour l’Andalousie se sont lamentablement trompé. Notre nuage n’a pas pris peur, et a vaillament traversé la frontière au dessus de nos têtes. Nous espérons bien qu’il renoncera à traverser le détroit !

Quitter Lisbonne et partir plein Est a été agréable, après les grandes nationales de la partie Ouest du Portugal. Nous avons traversé des terres plantées de chênes lièges (ou de chênes verts) à perte de vue. Elles étaient bien souvent peuplées de vaches, de taureaux, de moutons, ou bien encore de cochons. La majorités des poteaux de fils éléctriques étiaient coiffés d’un nid de cigogne. Nous sommes ainsi depuis une petite semaine perdus au milieu des campagnes portugaises et espagnoles.

Aujourd’hui, Nicolas a déchiré la tringle de son pneu. Il l’a changé par le gros pneu de VTT que je portais, comme pneu de secours. A la première occasion nous referons le plein de pneus.

Demain, nous retournons en ville, à Séville. D’ici une petite semaine, nous serons au Maroc !

THE SHOW MUST GO ON

May 22nd, 2008 par Nicolas

chers lecteurs,
pardon par avance de la simplicité de ce billet et surtout et manque d’illustrations ; le temps venant à manquer et les cybercafés se faisant parfois rares, nous écrivons pour vous ce soir depuis le téléphone mobile de laurent…
Nous en étions restés au retour de Louis il y a une dizaine de jours ; depuis de l’eau a coulé sous les ponts (beaucoup pour la saison) mais nombre d’étapes n’ayant été que de longues nationales sans grand intérêt nous ne nous attarderons que sur trois points de passage majeurs :

Saint jacques de compostelle ; la ville est très piétonne avec de nombreuses petites ruelles pavées. L’ambiance créée par la présence de pèlerins du monde entier invite à l’échange et au voyage, mais en même temps c’est très touristique et le meilleur côtoie parfois le pire. Nous avons assisté à la messe de j’eucharistie !

Porto : on nous avait dit la ville animée, au sens de pressée et travailleuse, et sans un charme immense ; une fois j’approche autoroutiere manoeuvrée, nous avons découvert un centre ville fort agréable, et pu admirer une vue sur la ville (depuis un pont traversant le fleuve) qui restera comme une des plus belles visions de ce voyage ! Je serai si subjugué que dans un moment d’inattention sur ce pont je casserai ma roue arrière dans les rails du tram.

Lisbonne : on la croyait rayonnante par son histoire, elle ne l’était pas par son soleil. S’y déplacer à vélo est un défi permanent, plus encore à cause du réseau routier que des côtes. Il faudrait avoir le temps et et beau temps. Nous avons modérément apprécié la partie émergée et sommes partis en bateau pour traverser l’embouchure du Rio Tejo.

Nous vous laissons ici en attendant plus de photos !

Deux hommes, trois routes et un désert

May 13th, 2008 par Nicolas

Nous vous avions quittés à Bayonne, dans la piscine et sous la pluie… Mais des informations ont filtré depuis et vous savez qu´après une journée pourrie, la blessure de Louis nous obligeait à deux jours de repos forcé au camping de Fuenterrabia, juste de l´autre coté de la frontière. Quand Pierre-Yves venait récupérer Louis en X5, nous nous retrouvions alors seuls Laurent et moi, pour affronter l´Espagne sans notre maitre linguistique. Départ le 2 mai, donc, avec pour objectif de “longer la côte” pour se rapprocher le plus possible de Bilbao. La carte ne nous laisse pas d’autres alternatives que d’emprunter la N1, et bien vite l’exaltations succitée par les paysages entrevus la veille laisse place à la dure réalité : l’Espagne, c’est un réseau de nationales ressemblant en tout point à des autoroutes, mais à double sens. Pas très vélo friendly. Et s’il n’est pas rare de se retrouver d’un seul coup face à un tunnel ou un pont interdit au vélo… quand ce n’est pas sur l’autouroute proprement dite.

Nous atteignons malgré tout San Sebastián où nous déjeunons sur la superbe et touristique place à coté de la plage. Le quartier semble bien huppé…

Après encore quelaues bretelles autoroutières pour sortir de l’aglomération, la route devient plus agréable et nous nous arretons finalement camper à Deba. Le lendemain, nous tentons d’éviter ces nationales rouges en empruntant une route jaune sur la carte : échec. Surtouut que celle-ci monte (puerto de Trabakua 440m), droite et raide avec même un tunnel digne de celui sous l´Epine peu avant le col. Heureusement, un peu plus loin nous nous aventurons sur une petite route blanche qui se révèle magnifique et bien plus adaptée aux vélos. Même si après 15km, celle ci nous ramène de nouveau sur l’A625, une bonne autourte. Nous avons du mal à trouver un endroit où camper dans cette vallée, et finalement je finis par aller demander direcement chez l’habitant si nous pouvons monter notre tente dans le jardin. Nous seront très bien accueillis avec même des douches offertes. Cette journée est aussi celle des premières rencontres cyclistes, et notamment José, avec qui nous discutons juste avant de nous arrêter. C’est un cyclo pur et dur : il connaît toutes les routes ques nous avons empruntées, tous les cols, a fait le Paris-Brest plusieurs fois… Nous échangeons sur notre projet. José reviendra même nous voir en voiture après être rentré chez lui à vélo, pour continuer cette intéressante discussion et nous offrit le livre “El camino de Santiago en Bici”.

Le dimanche 4 mai est marqué par deux faits principaux : d’abord l’ascension du premier grand col espagnol, le puerto Orduña, avec 9km à 7.5% et des passages à 14%. Au cours de l’ascension, nous croisons et discutons encore avec plusieurs cyclos.

Le second qui va de paire, est l’arrvée sur le plateau central Espagnol que nous ne quitterons pas avant 5 jours, et que nous avons désormais surnommé le désert espagnol. La première partie du désert que nous parcourons pour notre 23ème jour n’est pas plate du tout. Une ascension nous mène au sommet d’un python rocheux sur lequel est construit un vieux château dominant toute la région.

Plus haut encore, nous débarquons sur un autre plateau, complètement désert d’habitations ou de végétation, et sur lequel nous ne rencontrerons pendant 50km que… des éoliennes. Mais par centaines.

Les deux jours suivants, nous sommes de nouveau sur la partie inférieure du plateau (850m tout de même), et le paysage totalement plat est exclusivement composé de champs de céréales. Nous empruntons la N201 dont les lignes droites de 10km se succèdent les unes aux autres.

Au passage nous rejoignons le chemin des pélerins qui part du Puy en Velais / St Jean Pied de Port. Jusqu’à Léon et même plus loin, la N201 longe le “Camino de Santago”. On trouve déjà ces 2 jours bien plus longs en vélo, quelle volonté pour parcourrir tout cela à pied !

200km plus loin, nous nous nous apprêtons enfin à sortir de ce désert, et à changer de route. Il ne nous reste plus que la montée vers la Cruz de Ferro á 1300m. Une formalité vite accomplie.

Le ciel fête ce changelement de région par une averse de grêle et nous filons nous rèfugier à Ponferrada dans une auberge Chrétienne ! Laurent est un peu hésitant sur la conduite à suivre (”les cloches sonnent; tu crois pas qu’il faut aller prier ??”) mais finalement l’auberge rassemble hétéroclitement toutes les personnes qui ont simplement décidé de se rendre à St Jacques (et se sont procurées un “Credential”) . Le soir, nous récupérons -enfin- Louis, après une semaine, qui a fait les 15h du train dans la journée.